30 mai 2012

Pilote et consultant TV, un vrai professionnel !

Antoine Leclerc, 30 ans, est un ‘accroc’ du Grand Tourisme. Depuis belle lurette, il a tourné le dos à la monoplace et se plait à conduire de grosse et belle voiture. Cette année, il est de la meute du Blancpain Endurance Series au volant d’une Porsche 997 du PRO GT by Alméras.

La saison du Blancpain Endurance a débuté à Monza, les conditions furent particulièrement délicates, comment analyses-tu cette saison ?
“Il n’ y a que du positif même si, de petits détails perceptibles sont encore à corriger. L’équipe Alméras découvrait beaucoup de choses sur le Blancpain. Mes équipiers ont appris aussi le circuit… Finalement, il y a eu du bon et du moins bon. Nous en avons tiré des enseignements, nous serons bien meilleurs à Silverstone.”

Espérons que les conditions météos soient plus clémentes à Silverstone comparativement à celles de Monza, bien qu’on ne puisse jurer de rien en Angleterre
“Nous n’avions jamais roulé sous la pluie avec la Porsche. Les essais libres furent satisfaisants mais nous n’avons pas été suffisamment agressifs en qualifs. Je ne peux pas en vouloir à l’équipe. Elle est arrivée sur sa philosophie du GT Tour et en Blancpain, il y a 30 voitures dans la même seconde. Il faut aller chercher d’autres choses pour la qualification afin de rentrer dans le top 10 et cela devrait être jouable dès Silverstone…”

Voir débouler 56 voitures sur une même piste, peut-on aller chercher un chrono ?
“J’ai été agréablement surpris par le comportement des pilotes, des pros, des gentlemen et du respect collégial. On sent le gros niveau de concurrence dans ce Blancpain. Nous n’avons pas vécu de problème de trafic que ce soit en qualif ni même durant la course. Je trouve même que le départ s’est remarquablement déroulé avec 57 voitures sous la pluie…”

Ton choix d’intégrer le PRO GT by Alméras en Blancpain, c’est fonction de leur résultat en France ?
“C’est une équipe très bosseuse. Bagarrer pour rentrer dans le top 5 à chaque meeting, avec eux, c’est jouable. Quand tout sera mis en ordre, on pourra se battre pour le podium et pourquoi pas, pour la victoire. Je pense que le PRO GT by Alméras possède deux équipages homogènes capables de se bagarrer en tête pour monter au plus haut.“

Point d’orgue de cette saison, les 24 Heures de Spa ?
“Elles seront le rendez-vous incontournable. Nous avons commencé à les préparer, nous ne devons pas nous y rater. Si, une manche doit être réussie cette année, c’est bien celle-là ! Si le podium nous sourit, c’est bel et bien sur les 24 heures belges qu’il faut agripper.”

Quel est, selon toi le championnat auquel il faut participer en GT ?
“C’est le Blancpain très clairement. Il dégage un plateau exceptionnel. La quantité mais surtout la qualité y sont. C’est le plus beau championnat à l’heure actuelle.”

Quelles sont les équipes que le PRO GT redoute ?
“Il y a de très belles équipes, à la fois en Pro-Cup et en Pro-Am. Ce sont des teams de grand professionnalisme. Certains d’entre eux possèdent une grosse expérience des courses d’endurance que nous n’avons pas forcément chez PRO GT. Nous y travaillons. Je ne suis pas inquiet, nous bossons pour être le plus vite possible au niveau des équipes les plus en vues.”

Toujours consultant pour Canal Sport+ pour la couverture médiatique du Championnat du Monde GT ?
“Je continue. Nous sommes descendus à Nogaro, c’était la première manche de la saison qui se disputait à Pâques, en France. Je crois que, ensuite nous effectuerons nos commentaires des studios de Paris.”

Il faut un maximum d’informations et loin des sites, le pari est difficile ?
“C’est vrai mais, nous essayons de faire au plus près des acteurs…”

Que trouves-tu de sympa dans le rôle de consultant ?
“Perso, je m’éclate. Je suis très heureux de continuer avec Canal. Cela m’a emballé l’an dernier et cette année, de pénétrer dans les coulisses du Championnat du Monde GT. Je m’éclate aussi en cabine. C’est moins facile car nous n’allons pas à la chasse aux infos et le manque de contact avec les pilotes est un peu frustrant, c’est amusant et c’est une autre façon de travailler.”

Cela te donne aussi de la notoriété en GT ?
“Je commence à avoir une étiquette de pilote GT, c’est sympa et j’en suis heureux !”

Propos recueillis par Marie-France Estenave / MFE-Live.com




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